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Précarité énergétique : quand l’urgence sociale rejoint l’urgence écologique !

Précarité énergétique : quand l’urgence sociale rejoint l’urgence écologique !

Date de publication : 11/02/2021

La précarité énergétique est l’un des sujets sensibles du moment. Elle répond à une double problématique. La lutte contre la précarité énergétique revêt un enjeu social, celui d’alléger les factures d’énergie des foyers les plus vulnérables tout en améliorant le confort de leur logement. Mais il s’agit aussi de minimiser l’empreinte environnementale des passoires énergétiques, un enjeu prioritaire au regard de nos objectifs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. 
On pourrait penser que la notion de précarité énergétique est une notion floue et difficilement mesurable. C’est oublier le travail de l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE) créé en mars 2011, mais aussi la définition réglementaire donnée par la loi Grenelle 2 du 10 juillet 2010. Ainsi, l’ONPE s’appuie sur trois indicateurs pour évaluer la précarité énergétique : le taux d’effort énergétique, c’est-à-dire la part du budget d’un ménage consacré à ses dépenses d’énergie ; l’indicateur du froid correspondant au niveau d’inconfort du logement ; et un indicateur de bas revenus ou de dépenses élevées qui intègre les personnes vivant sous le seuil de pauvreté ainsi que les ménages confrontés à des dépenses élevées au regard de la taille du foyer et de sa composition.


Il en résulte que la précarité énergétique concerne en premier lieu des ménages logés dans des passoires thermiques (classes F et G du DPE), mais aussi des ménages « pauvres » occupant des logements moyennement performants.
Selon l’ONPE, 5,6 millions de ménages seraient confrontés à la précarité énergétique sur au moins l’un des trois indicateurs servant de référence. 3,5 millions le seraient en raison de leur taux d’effort énergétique, soit près de 12% des ménages. Dans le même temps, une enquête du Médiateur national de l’énergie révèle que 14% des ménages interrogés sont exposés à des situations d’inconfort en raison du froid. La mauvaise isolation arrive en tête des explications, suivie par la limitation de la consommation pour des motifs financiers pour près d’un tiers des ménages concernés !


Malheureusement, la crise économique actuelle pourrait bien voir la précarité énergétique gagner du terrain. En plus de l’urgence environnementale vient donc s’ajouter une urgence sociale. Il reste à espérer que les dispositifs d’incitation, que cela soit par des aides ou des obligations, donnent un véritable coup d’accélérateur aux opérations de rénovation énergétique du parc de logements français et ainsi améliorer le quotidien de certains d’entre nous tout en œuvrant à un meilleur avenir pour tous.