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DPE : une influence à relativiser dans le cadre des ventes de logements ?

DPE : une influence à relativiser dans le cadre des ventes de logements ?

Date de publication : 27/10/2020

L’étude annuelle des Notaires de France sur la valeur verte des logements confirme que le DPE s’impose progressivement comme un critère déterminant pour la fixation du prix de vente, sans toutefois exclure les habitations les plus énergivores du marché.

L’instauration du DPE dans les années 2000 avait pour vocation de mieux informer les acquéreurs et les locataires sur la consommation des logements afin de faire de la performance énergétique un critère déterminant dans le prix et la décision d’achat des candidats acquéreurs.

Force est de constater, près de 15 après et alors que s’annoncent des obligations de rénovation des passoires thermiques, que le DPE prend une place de plus en plus important dans la fixation du prix de vente, mais qu’il n’a pas encore trouvé toute sa place au sein des transactions immobilières.

En effet, la « valeur verte », comme on la désigne souvent, pèse de plus en plus sur le prix de vente.

L’enquête des Notaires de France montre que les logements notés A ou B sur l’étiquette Énergie du DPE bénéficient d’une plus-value, tandis que ceux notés F ou G se verront subir une moins-value.

Celle-ci reste variable et conditionnée aux spécificités du marché local. Ainsi, dans les secteurs en tension comme à Paris, les logements énergivores ne seront que peu impactés, avec une décote de l’ordre de 2% par rapport à un logement moyen (classe énergétique D).

Néanmoins, dans d’autres régions, l’effet « DPE » est plus marqué avec des prix majorés de 15 à 20% parfois comme pour les appartements notés A ou B en Occitanie et en Normandie ou encore des moins-values de l’ordre de 18% pour des appartements proche des 30%, comme pour les maisons vendues dans le Grand-Est : + 16% pour les maisons économes et -13% pour les maisons énergivores.

Cependant, si un DPE négatif constitue bien un levier de négociation pour les acquéreurs, on ne constate pas encore d’exclusion du marché des logements les plus énergivores.

Enfin, dernière information importante révélée par l’étude, plus le logement est petit, plus l’influence de sa classe énergétique sur le prix de vente diminue.

Ainsi, la valeur verte a un impact global plus important sur les maisons que sur les appartements et encore plus lorsqu’il s’agit de petites surfaces comme des studios.

Cette conclusion laisse à penser que les plus précaires économiquement sont aussi ceux qui sont le plus fréquemment exposés à la précarité énergétique, avec un effet catalyseur dans les zones tendues.